Nouvelles, au 6 juillet 2020

Le Collectif Rencontres et l’Association Culturelle se sont réunis les 19 et 20 juin dernier et, pour la première fois depuis 35 ans, les Rencontres n’ont pu se tenir, l’état d’urgence sanitaire nous empêchant de nous réunir, « d’Être là » ensemble.

Certaines équipes nous ont envoyé leurs travaux, que nous avons conjugués avec les nôtres. De ce partage et de nos échanges nous est apparu l’impossibilité d’effacer, comme si de rien n’était, les 35èmes Rencontres. Aussi Il n’y aura pas de report, car il ne s’agit pas de reprendre à l’identique ce qui n’a pu avoir lieu. Nous vous proposons donc de prolonger, ou de réinventer, votre réflexion sur le thème de l’Être là lors des 36èmes journées, les 18 et 19 juin 2021.

La période singulière que nous avons toutes et tous traversé semble nécessiter une ponctuation, c’est pourquoi nous vous convions le 10 octobre 2020 à une “Journée Particulière” pendant laquelle nous pourrons échanger sur ces événements inédits, invitation à ne pas oublier, à partager et à nous réapproprier collectivement tout ce par quoi nous avons été affectés, impactés.  A cette occasion nous tenterons d’élaborer ensemble ce qu’a révélé cette situation atypique depuis l’éprouvé solitaire de nos vécus quotidien jusqu’à la fabrique de liens, de solidarités, de nouvelles perspectives et d’inventions multiples...

… dont voilà le programme, mis à jour le 23 septembre 2020 :

(à télécharger en cliquant sur ce lien : https://collectifrencontres.files.wordpress.com/2020/09/affiche-journecc81e-particuliecc80re-10-octobre-2020.pdf )

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Les Rencontres 2020 n’auront pas lieu les vendredi 19 et samedi 20 juin …

… sur le thème …

… « Être là ».

Nous sommes au regret de vous annoncer l’impossibilité de maintenir nos journées, l’état d’urgence sanitaire nous empêchant de nous réunir, d’ « Être là » ensemble les 19 et 20 juin prochains.

Bien peinés de ne pouvoir vous accueillir à Saint Alban, de ne pouvoir vous rencontrer et élaborer des réflexions, des échanges, des solidarités actives.

Nous sommes, à l’instar de nombreux collectifs et associations ayant leurs formations et regroupements annulés, en  recherche d’alternatives.

Dans l’attente de vos échos, de vos idées nous ne manquerons pas de vous faire part de notre cheminement dans la  mise en œuvre de dispositifs intermédiaires.

Pour vous donner une idée de ce que nous avions préparé, la plaquette, elle, est là, malgré tout, et encore pour le moment : https://collectifrencontres.files.wordpress.com/2020/04/rencontres-st-alban-2020-plaquette.pdf

Pour tous renseignements veuillez contacter Solange Gaillard, secrétariat de l’association culturelle les mardis et jeudis de 9 h à 12 h, tél. 04 66 42 55 55 – assoculturelle@chft.fr

Pour vous inscrire, il suffisait de cliquer sur ce lien, qui vous dirigeait vers le formulaire à remplir en ligne : https://framaforms.org/35eme-rencontres-de-saint-alban-du-vendredi-19-au-samedi-20-juin-2020-1548408781

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Psychothérapie institutionnelle ?

Vous êtes sur le site des Rencontres de Saint Alban.

Ce qui nous y rassemble c’est la psychothérapie institutionnelle dans une pratique ouverte sur le monde. Et ces deux journées de rencontres, de réflexion et d’échanges, les 3èmes vendredi et samedi du mois de juin, à Saint Alban sur Limagnole, en Lozère. Là ou ailleurs, mais là ces jours-là.

Comment rester éveillé, ouvert, disponible à penser, désireux de travailler, garder cet esprit que nous sentons souffler lors des Rencontres de Saint Alban? Cette question, que nous nous posons régulièrement, nous l’entendons de plus en plus s’exprimer lors des Rencontres.

Comment ouvrir le travail du collectif Rencontres entre chaque édition de celles-ci à toutes celles et tous ceux qui souhaitent poursuivre leur chemin dans ce mouvement, et l’enrichir des praxis diverses de façon encore plus féconde lors de ces deux jours de Rencontres?

Un site permettant d’informer certes, mais aussi de recueillir les réactions, les échanges, les associations libres de ceux qui trouvent un intérêt à ce mouvement?

Peut-être. On va voir.

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Où va la psychiatrie?

Le n° 84 de la revue Pratiques. Les cahiers de la médecine utopique, dont le dossier traite de ce thème, paraît début février 2019

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pour télécharger la plaquette d’information, cliquez ici: flyer psy 84

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Journée nationale de la psychiatrie du 22 janvier 2019

Pour télécharger le tract, cliquer sur le lien: Pinel_22janv2019

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Compte rendu assemblée générale du 17 janvier 2017

Pour télécharger ce compte-rendu, cliquer sur ce lien:

compte-rendu de l’assemblée générale de l’association culturelle du personnel du centre hospitalier François Tosquelles de St Alban du 17 janvier 2017

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”Rapport moral pour l’année 2015 de l’association culturelle du personnel du centre hospitalier François Tosquelles de St Alban”

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers amis et adhérents,

Voici venu le temps de l’Assemblé Générale.
Entre histoire, présence et devenir, il est de notre temps, imprégné d’experts et de techniciens, de rappeler les valeurs fondamentales de votre Association Culturelle du Personnel.
Votre ACP propose un espace de réflexion concernant l’activité en soin psychiatrique. Cet espace se veut fonctionner comme une courroie de transmission, faite de matière souple qu’est la pensée, afin de lier, de transmettre un mouvement. Des réunions mensuelles sont donc ouvertes à tous les adhérents, afin de mettre en débat ce qu’il en est de notre quotidien de soignant, de cuisinier, d’agent technique, d’administratif…de manière à en dégager des problématiques à même d’œuvrer dans l’intérêt général de notre hôpital affilié au service public de soin psychiatrique. Certains d’entre vous,membres de l’ACP, participent à ces réunions.
Les comptes rendus sont désormais diffusés par mail pour ceux qui le souhaitent.
Cette mise circulation de la parole est souvent taxée à tort, d’activité politique.
Votre ACP, ne s’inscrit pas dans la politique, ce n’est en aucun cas son intention, elle s’inscrit dans le politique au sens où elle a une fonction d’alerte sur les enjeux de société impactant particulièrement les plus faibles.
Le socle sur lequel votre ACP s’est construite, noue d’une part une certaine conception de la folie « en tant que phénomène humain » (F.Tosquelles) et d’autre part, l’analyse du traitement social qui lui est réservé.
Cette approche peut être imputée de « passéiste » mais l’Histoire est une donnée fondamentale que soutient votre ACP à travers une certaine culture du soin psychiatrique.
Sans promouvoir nullement un quelconque « paradis perdu », elle procure un sentiment de continuité qui permet de décliner ce qu’il en est de notre travail de désaliénation, dans une articulation permanente à la différence de l’autre, indissociable de l’institution dans le sens où cette dernière « n’est pas au-dessus des pratiques mais à l’intérieur »; alors même que les réponses les plus répandues à ce jour, sont les contentions chimiques ou physiques et les chambres d’isolement. Ce constat, n’épargne en rien l’administration qui devradorénavant rendre compte dans un rapport annuel, de la pratique de placement en chambre d’isolement et de contentions (LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé , article 72 « L’établissement établit annuellement un rapport rendant compte des pratiques d’admission en chambre d’isolement et de contention, la politique définie pour limiter le recours à ces pratiques et l’évaluation de sa mise en œuvre. Ce rapport est transmis pour avis à la commission des usagers prévue à l’article L. 1112-3 et au conseil de surveillance prévu à l’article L. 6143-1. ») et qui se voit traiter des « évènements indésirables » concernant des patients agités.
En effet, l’ensemble du personnel de l’hôpital quel que soit son statut, son rôle ou sa fonction ; quel que soit le service dans lequel il a été affecté (cuisine, garage, blanchisserie, soin, administration…) devrait pouvoir décliner par lui-même son désir de soignant, sans aucune autre contrainte que celle de la transversalité.
Pourtant, une attachée de direction démissionne du bureau de l’ACP.
Cette démission fait suite à un propos tenu au plus haut niveau, comme quoi, il semblait incompatible d’être à la fois attachée de direction et membre du bureau de l’ACP.Sous réserve
Cette notion de transversalité ne semble pas être une démarche naturelle. Cette mise en relation de personnes appartenant à différents services, comme autant de passerelles créées, coopèrent pourtant, de la mise en œuvre d’objectifs communs.
Une institution psychiatrique a pour particularité d’accueillir la pathologie psychique (en général grave) ; appelée aussi maladie mentale, handicap psychique…en un mot : la folie.
-Vocablesémantique qui a au moins le mérite de ne pas être connoté qu’à la négative-. Dans ces institutions, est-il encore possible, aujourd’hui, d’ignorer que cet accueil a des répercussions sur les personnes y travaillant et sur le fonctionnement collectif ?Et inversement,est-il encore possible aujourd’hui d’ignorer que le système hiérarchisé, la dynamique du groupe des soignants, ont des effets (positifs et négatifs) sur les patients ? C’est ce fonctionnement interactif, que nous éprouvons au quotidien, qui nous fait dire que l’institution ne peut pas être considérée comme un simple contenant neutre, dans lequel aurait lieu le soin.
Elle a un impact sur la qualité des soins.

Cette qualité affichée par tous, ne recouvre-t-elle pas aussi la formation ?
Car le seul matériel dont nous disposons en psychiatrie est, sans nul doute : la formation.
Inscrite au cœur des statuts de votre ACP, elle défend un matériel psychique pour effectuer un soin psychique.
Matériel qui ne prend donc pas la forme d’une seringue ou d’un protocole mais bel et bien la forme d’une rencontre, d’une relation, du symbolique…
C’est à partir de ce principe fondamental, que l’Association inscrit dans l’article premier de ses statuts, son but, qui est de « grouper le personnel de l’hôpital de St Alban désireux de contribuer à sa formation continue, permanente, culturelle et professionnelle. », afin de préserver la richesse encore existante de nos pratiques.
La Commission Formation de l’hôpital jusqu’alors unique en son genre car tripartite, était constituée de 3 membres de l’administration, 3 représentants syndicaux, 3 membres de l’Association Culturelle du Personnel présents pour avis consultatif.
Ce dispositif permettait de créer une dynamique de réflexion commune sur des questions transversales et posait la question de l’hégémonie des modèles qui aujourd’hui nous sont proposés en termes de formation.
Au cours de l’année votre ACP n’a plus été invitée aux commissions formation.
Mr le Directeur indique lors de notre dernière rencontre que cette décision émanant d’un CTE (pour lequel le compte-rendu n’a toujours pas été affiché -comme tous les autres-) lui appartient, faisant référence à la loi HPST du 21 juillet 2009 qui décline entre autre, une refonte de la gouvernance hospitalière, incluant un renforcement du rôle du directeur.
Il n’empêche que nous soutenons l’hypothèse que la manière dont nous nous formons est un panorama reflétant le rapport que nous entretenons avec la folie.
Ceci n’escamote en rien, toutes ces questions auxquelles personne ne répond jamais : comment nos demandes une fois collectées sont-elles traitées ; pourquoi certaines d’entre elles ne passent pas par la case commission ? Et puis que deviennent nos demandes ; où sont-elles répertoriées, quel compte-rendu avons-nous de ce traitement ? Quelle part du budget formation est accordée à l’administration, quel rapport entretient-elle avec la folie ?….

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